L’utile et l’agréable, Paris Design Week, Poush

Exposition collective du 3 au 13 septembre 2025.

Avec L’utile et l’agréable, présentée sous la Coupole à l’occasion de Paris Design Week, une quarantaine d’artistes et de designers interrogent la fonction. Que reste-t-il d’une forme quand elle perd son usage ? Que devient une œuvre quand elle en adopte un ? Dans cet entre-deux, naissent des objets ambigus, souvent instables, qui déplacent nos manières de penser l’usage, le soin, ou simplement la présence des choses autour de nous. L’exposition ouvre un dialogue entre art et design, entre invention poétique et transformation pratique. Les pièces exposées oscillent entre sculpture habitable et mobilier critique, entre l’utile et l’inutile.

Avec : Atelier au-delà, Arnaud Adami, Hugo Avigo, Thomas Ballouhey, Arnaud Bottini, Io Burgard, Bureau Idéal, Taisiia Cherkasova, Pia Chevalier, Boris Chouvellon, Bryce Delplanque, Emmanuelle Ducrocq, Andrew Erdos, Max Coulon, Robinson Ferreux, Max Fouchy, Hector Garoscio, Quentin Germain, Jérôme Grivel, Juan Gugger, Arash Hanaei, Lev Ilizirov, Myriam Jarmache, Ellande Jaureguiberry, Hélène Labadie, Louis Lanne, Tommy Lecot, Théo Leclercq et Camille Viallet, Anna Le Corno, Thomas Lelouch, Demian et Olivera Majcen, Arianna Marcolin, Clémence Mars, François Maurin, Florent Meng et Camille Calvo, Lucien Nicou, Adrien Ogel, Eliott Paquet, Margot Pietri, Anna Saint-Pierre, Marie Servas, Siméon Starck, Vincent Tanguy, Maxime Testu, Pablo Tomek, Maya-Inès Touam, Lana Von Thorn, Katarzyna Wiesiolek.

Cette saison à POUSH commence par un constat simple. Les objets ne se tiennent plus à leur place. Ils glissent, se transforment, prennent la parole autrement. Ils ne sont plus seulement à voir ou à utiliser. Ils deviennent des seuils, des indices, des points de bascule.

Depuis minimal, minimal, exposition inaugurale présentée sous la Coupole, une dynamique s’est enclenchée. Celle d’un regard porté non plus sur l’objet fini, mais sur ce qu’il contient. Une charge, une mémoire, une tension. Vingt-quatre artistes ont choisi l’économie de moyens, la simplicité des matériaux, la rigueur des gestes. Non pour revenir au minimalisme, mais pour montrer que le peu suffit parfois à tout déplacer.

Avec L’utile et l’agréable, présentée elle aussi sous la Coupole à l’occasion de Paris Design Week, une trentaine d’artistes et de designers interrogent la fonction. Que reste-t-il d’une forme quand elle perd son usage ? Que devient une œuvre quand elle en adopte un ? Dans cet entre-deux, naissent des objets ambigus, souvent instables, qui déplacent nos manières de penser l’usage, le soin, ou simplement la présence des choses autour de nous. L’exposition ouvre un dialogue entre art et design, entre invention poétique et transformation pratique. Les pièces exposées oscillent entre sculpture habitable et mobilier critique, entre l’utile et l’inutile.

Au Théâtre National de Chaillot, une autre exposition explore la matérialité du souvenir et la puissance de l’activation. Des formes intimes deviennent performatives. Une moto dissimulée sous un drap, un objet herité, un instrument détourné. Chaque élément devient le point de départ d’un récit. Vingt-quatre pianos réinventés y occupent l’espace, transformés en machines sonores, en instruments autonomes, en corps d’écoute. Ces dispositifs résonnent, se laissent jouer, ou prennent vie seuls. L’objet n’est plus silencieux. Il devient voix, rythme, vibration.

Enfin, avec le Salon des Nouveaux Ensembliers, présenté à la Galerie des Gobelins dans le cadre d’un projet du Mobilier National, POUSH investit les marges d’un lieu chargé d’histoire. Escaliers, couloirs, seuils. Huit artistes dialoguent avec les collections nationales et le travail de dix ensembliers contemporains. Tapisseries, luminaires, meubles, tout est relu. Le décor ne rassure plus. Il interroge.

Cette saison met en jeu des formes détournées, des matériaux réemployés, des gestes de réactivation. Une saison où l’objet n’est jamais là pour lui-même, mais pour ce qu’il permet de révéler, de déplacer ou de transmettre.

Yvannoé Kruger

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